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vendredi 24 juin 2011

Exposition numérique 3

Après Malraux, on peut imaginer aujourd'hui un Musée imaginaire en temps-réel, un peu comme le fait Flickr en publiant en temps réel les dernières photos mises en lignes par les usagers.

Le numérique a l'avantage aussi de permettre de dépasser les contraintes matérielles du format de l'imprimé. Pour les oeuvres d'art, architecture, lieu, en fait pour tous les objets plus petits que le livre, l'imprimé rapetisse, parfois dans des proportions immenses. Comme si pour tous ces objets, le livre était une carte avec une échelle: on peut imaginer calculer l'échelle de reproduction des images, comme en cartographie. La place Saint-Pierre sur une carte postale, cela a quelle échelle? Pour les images, le numérique permet de changer d'échelle, mais à partir du moment où l'objet représenté est plus grand que l'écran ou le livre, sa représentation devient une miniaturisation.

L'imprimé ou le Monde miniaturisé: 1) avantage du livre qui rend la culture et la connaissance portative et accessible 2) limite du livre pour une expérience plus entière, plus complète avec les objets originaux. Le succès d'Imax ne s'explique pas autrement: par l'agrandissement de petits objets, mais aussi par la possibilité d'adopter une échelle de représentation plus près des dimensions des objets représentés.

Donc, le numérique rend possible la création de "livres géants", totalement surdimensionnés, comme l'a bien montré le Moulin à images de Lepage, à Québec. L'affichage commerciale a compris depuis longtemps la puissance évocatrice et visuelle des grands formats.

Exposition numérique 2

Montréal - 2017

- une institution, un lieu de diffusion de savoirs, de communication
- un élément d'une infrastructure techno-intellectuelle
- programmation durant toute l'année 2017: productions d'ici et d'ailleurs
- thème "J'habite une vile" (urbania?; autour de la culture, de la vie, l'histoire des villes, nouveau monde)

Expo 67 a laissé un lieu physique de rencontres, d'événements, etc.

Institution-lieu qui pourrait s'intégrer dans un réseau pan-canadien d'institutions semblables (2017 = 150e du Canada: Toronto, Edmonton, Vancouver, Montréal, Halifax) branchées sur des réseaux internationaux de centres de production/diffusion numérique.

Créer un territoire virtuelle, imaginaire: où il est possible de re-créer des expériences anciennes (immersion historique): fonction de conservation, diffusion, production, édition: accès aux collections inter-reliées: musées, bibliothèques, archives, centre d'interprétation de toutes sortes (sites naturels, historiques, industriel, ethnologie, etc,)

Ouvert aux commissaires virtuels pour construire des modes de représentations inédites de la culture.

En ce moment, les collections des institutions sont en silos (BAnQ, Musées, BnF, etc.], peu diffusées. Le numérique décloisonne les collections, les objets, les informations et les données qu'elles contiennent. Ce qu'on relie, ce sont les données des catalogues, mais les objets et les oeuvres numérisées restent séparées: elles ne se promènent pas. Peur de prêter leurs collections: risque de conservation, de bris, etc. Le numérique contourne complètement cette limite matériel à la diffusion et, surtout, au regroupement des objets culturels.

On doit donc penser et concevoir des institutions et des lieux qui correspondent à la mutabilité des objets numériques.

Le numérique dé-localise les collections et permet de les relocaliser ailleurs, partout, tout le temps. En ce moment, ce lieu est le serveur numérique auquel on a accès à travers un formulaire de recherche minimaliste, sur des ordinateurs ou des support personnels, petits, de plus en plus petits, qui contraignent la totalité des objets culturels à s'adapter à leur format.

Cela prend plutôt des lieux d'affichage et de diffusion numérique qui correspondent aux formats originaux, aux dimensions et contenus des documents-sources.

La mémoire du Canade de 2017: virtualiser la mémoire collective, archivée par les institutions et les archives privées plus récentes, inexploitées par les institutions. La mémoire et les archives sont à l'extérieur des lieux de conservation.

- démocratiser l'accès aux outils d'indexation, aux savoirs bibliothéconomiques à travers les universités, les écoles
- ère de participation aux archives publiques par les citoyens-usagers
- dans l'imprimé, le réel et l'analogique, il a des contraintes matérielles à la circulation, diffusion et réunion des objets culturels, des textes, des images, des oeuvres: le livre réunit 2 médias: images et textes, dans des formats déterminés.

- Pour Malraux, la photographie a fait tomber les barrières physiques entres les oeuvres, les lieux, les textes. La photographie a aboli les murs entres les musées, les sites et les sculptures, l'architecture. C'est ce qui rendait possible la création du Musée imaginaire. Mais une collection, ce n'est pas un musée ni encore moins une exposition: cela exige un organisateur, un diffuseur, un éditeur, un commissaire. Malraux, dans ses monographies, est un commissaire d'exposition fabuleux, un découvreur de liens secrets, inédits, partial, subjectif, porté par une vision de la totalité de l'histoire de l'Art: du surnaturel à l'intemporel.

Le Web ne fait pas que dé-localiser, il dé-chronomètre, il brise la ligne temporelle entre les objets et les informations, il brise ainsi les liens entre les faits et les causes, les conséquences. Il dé-programme la chronologie originale. Quelle est maintenant la date d'édition des imprimés si tout fichier prend la date de numérisation ou de mise en ligne? En même temps, le numérique permet de ré-organiser les lignes du temps. En les multipliant, en les "aplatissant" au seul et dominant temps-réel (real-time), le présent perpétuel de la mise en ligne, il rend possible la structuration d'autres formes de temporalités.

Le temps peut ainsi devenir un laboratoire, un lieu d'expérimentation et de découverte, comme la photographie en permettant de juxtaposer des oeuvres d'époques éloignées, situés en des lieux aux antipodes les uns des autres.

lundi 20 juin 2011

Première exposition numérique universelle: les villes dans la culture

Small is (not always) beautiful

La culture à Lilliput

Papa, Apple a rapetissé la culture

16 x 9, et le 5 x 7 , à peine plus grand qu'une fiche bibliographique!

Les lieux communs de diffusion doivent ajouter à l'expérience collective: événements culturels partagés, en temps réel / temps personnel?

Tous les imprimés sont plus grands que le Ipad! Journaux, revues, affiches, etc. Tous sera de la grandeur d'un Kindle et d'un Ipad, toutes les peintures, toutes

Dans le monde du cinéma, la techno permet d'agrandir l'expérience (grands écrans) pour la rapprocher de la diffusion optimale offert par les cinémas. Mais il n'y pas de bibliothèque maison! L'imprimé rapetisse dans le numérique: format, qualité, etc. Un IPod ne contient pas de petits 33 tours.

Comment mettre en valeur la richesse documentaire rendue accessible à travers les importants programmes de numérisation entrepris par les institutions (bibliothèques, musées, etc.)? En ce moment, on augmente l'offre tellement que la performance de la recherche, la capacité d'exploiter et de mise en valeur des contenus diminuent... D'un côté, les entreprises privées développent, innovent et créent de nouveaux supports, de nouveaux interfaces et mode de consultation/édition ; de l'autre, les institutions mettent en ligne des millions de textes, images et contenus sonores. Comment utiliser les premiers pour diffuser les seconds?

Penser une institution nouvelle, un macro-support (un macro Ipad) pour diffuser tout ça. S'il y avait un Ipad grand comme un écran Imax, pourvu des mêmes fonctionnalités pour une projection collective, quel produit / oeuvre/ production les créateurs de tous horizons pourraient-ils créer? On peut imaginer un outil pour produire autant de Moulin à Images qu'il y aurait des commmissaires (curateurs).

Diffuser des parcours de recherches, de découvertes, des oeuvres multimédias imaginaires, délocalisés...

Chaîne de diffusion des collections numériques mondiales?

Une bibliothèque, un musée, un centre d'archives, sont toujours une sélection.