lundi 20 février 2012

Univers numérique parallèle

Les jeux numériques sont remplis d'univers parallèles, d'espace-temps fictifs.
Comment la communication entre les acteurs et les personnages de ces mondes se fait-elle?
Entre les participants?

Je ne sais pas si quelqu'un a tenté d'inventer un jeu avec un réseau social comme Facebook (ou centré sur un tel réseau) pour permettre à des personnages fictifs d'établir des relations entre eux, indépendamment ou non des joueurs. Des personnages aux profils pré-programmés pourraient émettre et répondre à des actes de communication pour interagir avec les joueurs et leurs avatars. Mais ceci dans un environnement historique, fondé sur des données réelles. On pourrait ainsi faire des simulations historiques, rejouer des événements en variant les paramètres des acteurs historiques et de leurs décisions.

Comment représenter la communication humaine dans un univers-jeu virtuel?
Les plateformes de réseaux sociaux peuvent-elles devenir des plateformes de communication historique?

Si on prenait les profils réels de 100 abonnés de Facebook et qu'on leur appliquait une permutation spatio-temporelle en changeant d'une valeur égale les paramètres de leur profil: date de naissance, études, amis, parents, spectacles, etc. Si on reculait tous ces profils de 100 ans en Russie pré-révolutionnaire? Qu'est-ce que cela donnerait comme expérimentation historique?

Ce serait comme un "virus" historique qui pirate des profils et modifient les données socio-bio-sociales réelles. Comme dans les récits de voyages dans le temps où les "voyageurs" ne savent pas dans quel lieu ni époque ils sont arrivés.

Un web composé d'espace-temps

Placard, 20 février 2012

Appel de projets autour de Google+ et Montréal : idée soumise: 375xMontréal

Dans la perspective du 375e anniversaire de Montréal en 2017 (et du 150e du Canada et du 50e d'Expo 67), ce projet propose de créer rétroactivement le réseau des habitants de la ville depuis sa fondation. Il utilise à grande échelle la création des "pages" dans Google+, et explore la possibilité de créer des profils antidatés. Exploitant le patrimoine numérisé, ce projet veut offrir à tous les Montréalais leur histoire, augmentée par la connection de leur réseau Google+ avec leurs concitoyens du passé, loitain ou récent.

L'idée centrale est d'explorer les possibilités d'utiliser Google+ pour re-créer d'anciens réseaux sociaux à partir des informations extraites de la documentation historique. La difficulté est de pouvoir dater rétrospectivement les profils, les envois et les activités de personnes qui n'ont pas utilisé les outils numériques pour communiquer avec leurs "amis". Dans le Web, la date de l'information diffusée est celle de l'appareil numérique, soit celui du temps présent, le fameux "real time". Toute l'information qui circule est fondée sur le temps universel et continu du présent. Est-ce une limite absolue? Peut-on contourner cette limite? 

Questions pour circonscrire ce projet:
- peut-on recevoir un courriel du passé? Oui, j'ai mis la date de mon ordi au 1er avril 1980 et je l'ai reçu normalement! Du futur? Oui, j'ai changé la date pour 2099, et je l'ai reçu dans Gmail, mais la date avait changé pour 1969??? Windows limite changements d'années entre 1980 et 2099.

C'est comme fabriquer de faux courriels. Si on le pouvait à très grande échelle, il serait possible de "bombarder" les boîtes de courriels de lettres anciennes: ce serait du spam historique, auquel on pourrait s'abonner volontairement! 

Dans Google, il faudrait constituer un groupe d'usagers dont certains pourraient être morts. Par exemple, un réseau de correspondants de Jacques Ferron (mort en 1985), dont plusieurs vivent encore et ont des comptes Gmail. Créer le compte J. Ferron pour recréer leur échange épistolaire.

Cela demande de créer un éco-système de communication et d'information antidatés: un espace-temps autre, plus ancien, pour retourner dans le passé comme si on y était. Oui, c'est théoriquement possible. On peut concevoir alors un Web constitué d'espace-temps imbriqués / emboîtés / structurés avec des échanges avec d'autres espace-temps, comme le real time d'aujourd'hui. L'espace-temps "Jacques Ferron" serait divisé en différents territoires et zones: biographique, politique, intellectuel, littéraire. 

Une carte ancienne représente le territoire d'un ancien temps. Sur et dans cette carte, on peut reproduire le circuit des échanges, des amitiés, des relations sociales. Antidater des profils et des communications permettrait de créer des avatars historiques, comme dans les jeux virtuels de simulation, en ligne ou hors ligne. Est-ce que les avatars des joueurs dans les jeux de rôles communiquent entre eux? Ont-ils des réseaux sociaux? Que le jeu se déroule dans le passé (fictif ou non) ou dans le futur, quel moyen de communication dispose les joueurs pour communiquer, établir des relations, etc.?

Ces jeux créent des univers, des espace-temps parallèles, avec leurs propres données spatio-temporels, avec leurs connections ou non à d'autres espace-temps. On peut donc imaginer la création d'un Web "fictif", un double du Web réel, antidaté ou postdaté, avec les mêmes possibilités de communication, d'échanges, de production que le Web réel. Comment? Une application permettrait de choisir son espace-temps (ex. Montréal 1837) et la connexion se fait  avec un "serveur" synchronisé à 1837. Chaque usager pourrait donc interagir en temps réel avec les autres habitants. C'est l'idée d'un "proto-web", d'un web avant le web, à recréer par l'antidatation des informations qu'on produit. Cela prendrait l'équivalent de Google Maps pour le temps: le GoogleTime, et de StreetView, le TimeView.

L'antidation est déjà permise dans la Timeline de Facebook. L'usager peut ajouter des événements, des documents, des photos de sa vie avant Facebook. Donc, pourquoi pas des réseaux fictifs ou historiques à partir de l'utilisation d'applications semblable à celle de FB? Ça permet de faire entrer l'histoire pré-web dans l'économie de l'information du Web. Les commentateurs de la Timeline de Facebook ont raté cette innovation. 
Il y a de nombreux autres espaces-temps narrativisés, dans l'oeuvre de Ferron, de La Comédie humaine de Balzac, dans chacun des grands projets romanesques, etc. À partir de leurs temporalités et de ces géographies fictives, on pourrait identifier l'ensemble de leurs actants/acteurs. Qui vit, où et quand dans les romans? L'univers de la fiction est remplie d'une multitude d'espace-temps dont on pourrait extraire les coordonnées et les actions pour les intégrer dans des espaces-temps numériques parallèles à l'Internet réel.

Organisant ainsi les univers parallèles de la fiction, de la science-fiction, pour les intégrer dans l'univers d'information global, déjà documenté, contenant tous les sous-univers passés, fictifs, futurs.

À suivre

mercredi 29 juin 2011

Données au futur 1

Café dépôt, 29 juin 2011, 21 hrs (carnets 1, pages 91-94)

Photo de Wiliam Jackson assis devant sa montagne d'archives de la Rébellion de Rie: histoire de la perte de l'information brûlée, perdue, détruite.

Montrer que la structuration des données mène au récit, à la narration.

Watson, le plus gros et puissant ordi d'IBM, a vaincu deux humains à un jeu télévisé: quel exploit! Quand on prend du recul, on réalise comment les prouesses des ordis demeurent très, très, loin de l'intelligence humaine qui les a conçus: est-il possible pour un être, un système, un outil d'inventer ou de créer une version supérieure à celle qui l'a inventé?

Bakthine: le roman est la maîtrise progressive des données spatiaux-temporelles dans le récit réaliste européen: des siècle d'évolution pour arriver à Balzac dont les romans structurent sémantiquement des milliers de données de toutes sortes (ses années de formation et de lecture intensives à la BNF avant d'entreprendre la Comédie humaine; Flaubert, et sa préparation pour Bouvard et Pécuchet; Melville, et son encyclopédie de cétacélogie; Pérec et la Vie d'emploi de la vie; Calvino et la cybernétique...)

Déconstruire une phrase et la reconstruire à partir des données démontées: données de la perception, du langage, des modèles rhétoriques, poétique
a) poème en vers? comment pourrait-on le considérer comme un ensemble de données un-structured???
- phonétique, règle de versification, codes pour structurer les éléments verbaux.

Présentation: révit - conte d'organisation des données!
S. Kubrik, dans 2001: au début, imaginer les singes avec un bloc de Tweeter-Facebook (ou Google Circles: structure qui n'est pas dérivée de l'observation des échanges linguistiques, d'informations, de documents, dans un ensemble de groupes composés de X membres: ce sont des systèmes de relations sociales formalisées dans des structures élaborées à partir des modèles des bases de données et non à partir d'une formalisation de ces relations après en avoir observé la dynamique et l'évolution. C'est une démarche inductive - pas déductive - qui impose son mode de fonctionnement au lieu de mimer les réseaux d'échanges interpersonnelles. Aucun a greffé, par exemple, la structure des données généalogiques. Chaque groupe (famille, travail, école, amis) établit les voies par laquelle l'information circule. L'armée, par exemple, a un écosystème hiérarchique très puissant. Relire L'Ordre du discours de Foucault: les discours ne sont pas libres même si Internet bouleverse totalement les anciens réseaux hiérarchiques. Ajouter au moment de la transcription: devrait aller en note ou en commentaire: peut-on le fixer en un point défini d'un texte?) qui émet le premier tweet, repris par le singe alpha, jusqu'à ce énoncé-anomatopée deviennent 10-1000 (un google) la totalité des données textuelles d'aujourd'hui. Combien d'énoncés humains on été échangés depuis l'apparition du langage?!

Histoire des emprunts linguistiques: liés au commerce, aux moyens de transports, de médias: Nouveau Monde, comme rencontre de deux Anciens Mondes (D. Vaugeois, lors d'une conférence à Pointe-à-Callières). [92]

Partir d'un nuage de données sans fin. S'inspirer de "Puissance of ten", le film d'IBM pour arriver au récit de ce couple et de leur enfant. Déconstruire - reconstruire en numérique, par extraction les données totales de leur génotype-phénotype, pour les relier, les lier une deuxième fois.

R A C O N T E R
faire surgir, le récit du chaos des données, des faits (Qu'est-ce qu'un fait - small datas?)

Jacques Ferron est comme un territoire de données narrativisées: une chaîne d'extractions (index) / observation / transformation de l'observation en données: instrument de mesure correspondant à la matière du fait à mesurer / archives.
Inventer des appareils qui extrait des données bizarres: rayons N(umérique): X vers N (faire glisser les 2 diagonales du X pour qu'elles forment un N), comme une formule d'algèbre: X x NNN = du X fois du N => H(istoire) / R(écit) / O(bservation) / S(émantique) / D(iscours)

(Penser à Paul Otlet et sa conception élargie du Livre au début de son Traîté de la documentation)

Inventaire des archives / tiroir de données
Taxonomie: ordre -classement: relier des données
Métaphores:
- cuisine: bouillon primitif de données -> éclair, rayon numérique qui crée les données animées (soupe primitive): expérience de Faraday? Faire un pastiche d'une expérience scientifique, comme l'affair Brunswick -> s'inspirer du schéma qui montre comment les rayons secrets de la télévision modifie les perceptions de téléspectateurs.

lundi 27 juin 2011

Exposition numérique 4: Montréal

Montréal 2017 - Expo 67-2017

Exposition numérique de 375 jours, 375 événements, 375 expositions, 375 villes ou thèmes.
- projet inter-villes, thématiques, comme les pavillons thématiques.
- reprendre la liste des pavillons de l'Expo 67, et en faire une traduction-adaptation pour 2017.

- organiser la mémoire des Montréalais: fournir les données, informations et documents pour proposer une structure où les gens viennent par la suite ajouter leurs archives et souvenirs.

- projet d'archives virtuelles d'Expo 67: à partir d'un territoire 3-D du site, concevoir une application où les gens viennent contribuer: photos, souvenirs, textes, etc. Application utile par la suite à la création d'autres territoires virtuels. Même une application à développer avec d'autres villes: chacune aurait un événement-phare de son histoire pour lequel elle aurait recueilli-organisé les archives de ses habitants. Ex.: la Libération de Paris, l'Armistice, d'autres expositions universelles (Mundanéum...), Jeux Olympiques, Chute du Mur etc. 1) événements du passé, sans témoins du passé vivant 2) événements du XXe siècle pour lequel l'essentiel de la documentation proviendrait des témoins directs toujours vivants.

En ce moment, c'est ce qui manque: des outils d'organisation, d'indexation, des assistants archivistes automatisés intelligents. Des bibliothécaires diffuseurs de savoirs documentaires et de gestion d'informations.

vendredi 24 juin 2011

Exposition numérique 3

Après Malraux, on peut imaginer aujourd'hui un Musée imaginaire en temps-réel, un peu comme le fait Flickr en publiant en temps réel les dernières photos mises en lignes par les usagers.

Le numérique a l'avantage aussi de permettre de dépasser les contraintes matérielles du format de l'imprimé. Pour les oeuvres d'art, architecture, lieu, en fait pour tous les objets plus petits que le livre, l'imprimé rapetisse, parfois dans des proportions immenses. Comme si pour tous ces objets, le livre était une carte avec une échelle: on peut imaginer calculer l'échelle de reproduction des images, comme en cartographie. La place Saint-Pierre sur une carte postale, cela a quelle échelle? Pour les images, le numérique permet de changer d'échelle, mais à partir du moment où l'objet représenté est plus grand que l'écran ou le livre, sa représentation devient une miniaturisation.

L'imprimé ou le Monde miniaturisé: 1) avantage du livre qui rend la culture et la connaissance portative et accessible 2) limite du livre pour une expérience plus entière, plus complète avec les objets originaux. Le succès d'Imax ne s'explique pas autrement: par l'agrandissement de petits objets, mais aussi par la possibilité d'adopter une échelle de représentation plus près des dimensions des objets représentés.

Donc, le numérique rend possible la création de "livres géants", totalement surdimensionnés, comme l'a bien montré le Moulin à images de Lepage, à Québec. L'affichage commerciale a compris depuis longtemps la puissance évocatrice et visuelle des grands formats.

Exposition numérique 2

Montréal - 2017

- une institution, un lieu de diffusion de savoirs, de communication
- un élément d'une infrastructure techno-intellectuelle
- programmation durant toute l'année 2017: productions d'ici et d'ailleurs
- thème "J'habite une vile" (urbania?; autour de la culture, de la vie, l'histoire des villes, nouveau monde)

Expo 67 a laissé un lieu physique de rencontres, d'événements, etc.

Institution-lieu qui pourrait s'intégrer dans un réseau pan-canadien d'institutions semblables (2017 = 150e du Canada: Toronto, Edmonton, Vancouver, Montréal, Halifax) branchées sur des réseaux internationaux de centres de production/diffusion numérique.

Créer un territoire virtuelle, imaginaire: où il est possible de re-créer des expériences anciennes (immersion historique): fonction de conservation, diffusion, production, édition: accès aux collections inter-reliées: musées, bibliothèques, archives, centre d'interprétation de toutes sortes (sites naturels, historiques, industriel, ethnologie, etc,)

Ouvert aux commissaires virtuels pour construire des modes de représentations inédites de la culture.

En ce moment, les collections des institutions sont en silos (BAnQ, Musées, BnF, etc.], peu diffusées. Le numérique décloisonne les collections, les objets, les informations et les données qu'elles contiennent. Ce qu'on relie, ce sont les données des catalogues, mais les objets et les oeuvres numérisées restent séparées: elles ne se promènent pas. Peur de prêter leurs collections: risque de conservation, de bris, etc. Le numérique contourne complètement cette limite matériel à la diffusion et, surtout, au regroupement des objets culturels.

On doit donc penser et concevoir des institutions et des lieux qui correspondent à la mutabilité des objets numériques.

Le numérique dé-localise les collections et permet de les relocaliser ailleurs, partout, tout le temps. En ce moment, ce lieu est le serveur numérique auquel on a accès à travers un formulaire de recherche minimaliste, sur des ordinateurs ou des support personnels, petits, de plus en plus petits, qui contraignent la totalité des objets culturels à s'adapter à leur format.

Cela prend plutôt des lieux d'affichage et de diffusion numérique qui correspondent aux formats originaux, aux dimensions et contenus des documents-sources.

La mémoire du Canade de 2017: virtualiser la mémoire collective, archivée par les institutions et les archives privées plus récentes, inexploitées par les institutions. La mémoire et les archives sont à l'extérieur des lieux de conservation.

- démocratiser l'accès aux outils d'indexation, aux savoirs bibliothéconomiques à travers les universités, les écoles
- ère de participation aux archives publiques par les citoyens-usagers
- dans l'imprimé, le réel et l'analogique, il a des contraintes matérielles à la circulation, diffusion et réunion des objets culturels, des textes, des images, des oeuvres: le livre réunit 2 médias: images et textes, dans des formats déterminés.

- Pour Malraux, la photographie a fait tomber les barrières physiques entres les oeuvres, les lieux, les textes. La photographie a aboli les murs entres les musées, les sites et les sculptures, l'architecture. C'est ce qui rendait possible la création du Musée imaginaire. Mais une collection, ce n'est pas un musée ni encore moins une exposition: cela exige un organisateur, un diffuseur, un éditeur, un commissaire. Malraux, dans ses monographies, est un commissaire d'exposition fabuleux, un découvreur de liens secrets, inédits, partial, subjectif, porté par une vision de la totalité de l'histoire de l'Art: du surnaturel à l'intemporel.

Le Web ne fait pas que dé-localiser, il dé-chronomètre, il brise la ligne temporelle entre les objets et les informations, il brise ainsi les liens entre les faits et les causes, les conséquences. Il dé-programme la chronologie originale. Quelle est maintenant la date d'édition des imprimés si tout fichier prend la date de numérisation ou de mise en ligne? En même temps, le numérique permet de ré-organiser les lignes du temps. En les multipliant, en les "aplatissant" au seul et dominant temps-réel (real-time), le présent perpétuel de la mise en ligne, il rend possible la structuration d'autres formes de temporalités.

Le temps peut ainsi devenir un laboratoire, un lieu d'expérimentation et de découverte, comme la photographie en permettant de juxtaposer des oeuvres d'époques éloignées, situés en des lieux aux antipodes les uns des autres.

lundi 20 juin 2011

Institution nouvelle pour la nouvelle loi du Patrimoine

La mémoire est maintenant un chantier (elle n'est plus une donnée, Fernand Dumont

Pour souligner l'adoption de la nouvelle loi du Patrimoine (2012), poser un geste symbolique, pour marquer l'entrée de la protection et de la diffusion de la mémoire dans une ère nouvelle de connaissance. Comme les musées, les bibliothèques publiques ont marqué des étapes essentielles de la conservation et la diffusion de la culture, des institutions nouvelles sont nécessaires pour correspondre aux nouveaux médias numériques.

Plus on conserve, plus le pourcentage des choses conservées ET diffusées ou accessibles diminuent! Une part de plus en petite des documents et objets diffusés est (réellement) accessible, consultable, exposée.

Les Grands Numériques, explorateurs du Nouveau Nouveau Monde

L'agrandissement des musées ne concerne que l'exposition dans des salles réelles, mais pas une extension de leur espace d'exposition virtuelle.

Accompagner l'adoptation de la Loi d'un geste important: l'annonce de la création d'une insitution nouvelle pour diffuser les ressources numériques dans un horizon de 2017, comme contribution du Québec au 375e de Montréal: institution nationale. Ouvrir un chantier de la mémoire et du présent pour concevoir, élaborer et créer une institution de type nouveau qui sera ouvert en 2017, numérique.


Concours international d'architecture numérique: institution multimédia

Les États doivent créer de nouvelles institutions culturelles pour exploiter les vastes programmes de numérisation qu'ils financent:
- imprimés, archives, cinéma, images, sons, musée, sites, données, informations
- le Musée imaginaire de Malraux était fondé sur la photographie
- réflexion sur la création d'une librairie numérique aux États-Unis: quel contenu?
- tout va vers le mobile et la consommation, diffusion individuelle sur de petits appareils, des supports portatifs où la communication prend le dessus sur les contenus
- l'utilisation des écrans s'est élargie à la diffusion des données, des informations, de tous types de documents: on y crée autant qu'on lit, regarde, écoute, recherche.

- diffuser le parcours de grands chercheurs, comme les Grands Explorateurs